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Rire tropical

 

Depuis avril dernier l’Alliance française propose un atelier théâtre animé bénévolement par Evelyne Mathieu et Frédérique Moreira. Il regroupe une vingtaine de jeunes de 10 à 18 ans provenant du Lycée Français, du Lycée Antoine de Bougainville et de l'USP. Intitulée "Rire Tropical" la troupe travaille sur la prise de confiance en soi et dans le groupe, l’écoute, l’appel à l'imaginaire, la maîtrise du corps, de la voix, l’évolution dans l'espace, la concentration, les improvisations et la construction d'histoires. Deux représentations sont organisées d’ici la fin de l’année.

Une première représentation aura lieu le mercredi 13 octobre à 18H00, à l’Alliance Française (entrée gratuite). A cette occasion, les participants les plus âgés du groupe auront le plaisir de vous présenter trois pièces comiques abordant l’humour de différentes manières.

Pièce 1 :GIFLES, de Karl Valentin (La sortie au théâtre)
« Valentin attrape enfin Jules Lafleur et  lui donne une bonne correction pour avoir envoyé en secret des lettres d’amour à sa femme. Mais il y a  méprise sur la personne… »
Distribution :  
Valentin : Marceau
Toussaint : Ulrich.

Pièce 2 : EPISTOLE, adaptation du texte de Jean-Michel RIBES (Théâtre sans animaux)
«Viviane et Paul, deux experts-comptables, travaillent dans le même bureau depuis quinze ans et trois mois, huit heures par jour. Tout va bien, jusqu’au jour où Viviane décide d’écrire une lettre à Paul… »
Distribution :
Viviane : Joy
Paul : Murphy

Pièce 3 :LA CANTATRICE CHAUVE (extraits), d’Eugène IONESCO
« La pièce se passe dans un intérieur bourgeois anglais, M. et Mme Martin rendent visite à M. et Mme Smith. La discussion s’engage péniblement, mais tiens, on sonne… »
Distribution :
Mme Martin : Madeleine
M. Martin : Erwin
Mme Smith : Louise
M. Smith : Dargan
Le capitaine des pompiers : Santiago

 

 

 
Un big man s'en est allé
Georges Calo était un bigman, comme on dit au Vanuatu. Un grand homme. Il s'en est allé ce mercredi 22 septembre 2010.

Georges Calo était un grand homme, et ce, dans de nombreux domaines de la vie. Malgré son humilité, ses qualités ont été remarquées. Il avait d’ailleurs été nommé Chevalier dans l’Ordre National du Mérite ainsi qu’Officier des Palmes Académiques.

Ce bigman, ce grand homme était avant tout un grand chef d’Emae. Son nom coutumier était Soko.

S’il était un homme moderne, pleinement adapté et intégré au monde d’aujourd’hui, il avait fait le choix de rester attaché à la tradition, à la Kastom, aux racines les plus profondes et les plus fortes du Vanuatu,.
Chef respecté, il a su concilier pouvoir et générosité. Les gestes coutumiers de ces deux derniers jours en sont d’ailleurs une ultime et flagrante démonstration.
Sur un plan personnel, je dois avouer que Georges Calo fait partie de ceux qui m’ont appris à comprendre, à appréhender la réalité complexe du Vanuatu, les liens forts entre la kastom et la vie dans ce qu’elle a de plus actuel. Je garde un souvenir ému de nos discussions, de ces kavas partagés avec Georges Calo.

Georges Calo était un bigman, un grand homme qui a marqué la vie sociale et politique, qui a eu un rôle primordial dans la jeune histoire du Vanuatu.
Après avoir commencé sa carrière professionnelle en tant qu’enseignant puis directeur d’école à Tanna, il a été nommé Directeur Général de l’Education aux toutes premières heures de l’indépendance. C’est sûrement grâce à lui en partie qu’aujourd’hui l’enseignement se fait encore en français comme en anglais. On le sait tous, dans les premières heures de la nation du Vanuatu, la conservation du français comme langue d’enseignement n’était pas l’une des priorités officielles. Grace à son action, son travail, ses efforts de persuasion auprès des plus hautes autorités politiques de l’époque, la francophonie a pu perdurer dans l’éducation.
C’est surement en partie grâce à des hommes de l’envergure de Georges Calo qu’aujourd’hui le Vanuatu peut s’engager dans une réforme ambitieuse qui mettra le multilinguisme au cœur de l’éducation, au cœur de la société.

Plus tard dans son rôle de Secrétaire général de la Municipalité de Port-Vila, Georges Calo a su une nouvelle fois se montrer un bigman, un grand homme. Son art de la communication, la rigueur de sa gestion, ses qualités d'organisation lui ont permis de marquer de son empreinte la capitale.
Ses nombreuses aptitudes lui ont ensuite permis de devenir consultant auprès du grand homme d’affaires, son ami Monsieur Henri Ouchida.

Ce qui est marquant, c’est que Georges Calo toute sa vie durant aura occupé des postes de conseiller. Souvent dans l’ombre du pouvoir, il était l'homme qui prodiguait conseils et directives avisés. Il était un peu le Sage que l’on venait consulter, écouter. Et cela a continué alors qu’il avait pris sa retraite. Nombreuses sont les personnalités notamment politiques qui venaient le sonder, l’interroger lorsqu’elles avaient des décisions importantes à prendre.

C’était également le cas de gens venus d’ailleurs comme Jean-Georges Mandon, ancien Conseiller de Coopération au Vanuatu ou moi-même. Ses conseils, ses commentaires ont toujours été instructifs et constructifs. Je le répète, il m’a appris comme à beaucoup d’autres le Vanuatu. Les messages reçus de la Nouvelle- Calédonie ou de France métropolitaine ces dernières heures en attestent, Georges Calo était quelque sorte un relais entre les deux pays, le Vanuatu et la France, une sorte d’ambassadeur officieux mais très précieux.

Depuis 2003, il avait la responsabilité de  la présidence de l’Alliance française de Port-Vila. A cause de ses ennuis de santé, on le voyait que trop rarement aux diverses activités sociales et culturelles. Lorsque celles-ci étaient d’importance, il tenait toutefois à se déplacer. L’une de ses dernières apparitions publiques aura été l’inauguration de « 30 », l’exposition organisée par l’Alliance française à l’occasion du trentième anniversaire de l’Indépendance. Il était très fier de présider cette manifestation qui célébrait sur un plan artistique et culturel la République du Vanuatu. Il s’était montré très heureux  de la créativité exprimée par les artistes.Georges Calo a été tout comme son prédécesseur, le Père Gérard Leymang un bigman de l’Alliance française, un très grand président. Sa vision du Vanuatu, sa connaissance de la France, son idée de la francophonie ont été  des guides irremplaçables. Elles ont permis le développement de notre institution et probablement dans une certaine mesure le renforcement de la francophonie au Vanuatu ces dernières années.

La francophonie a été l’un des grands combats de sa vie. Rappelons-nous de cette fameuse marche de 1978 dont il a été l’un des instigateurs et qui avait alors mobilisé plus de 5000 personnes. Sans cette manifestation pacifiste mais forte, que serait devenu le projet de la francophonie, l’idée d’un Vanuatu multilingue et ouvert à la diversité linguistique ?

Cette francophonie, Georges Calo avait compris très vite qu’elle se devait de prendre les couleurs du Vanuatu. C’est cette francophonie à la Vanuataise que Georges Calo m’a appris, nous a appris. Une francophonie adoptée et adaptée qui contribue chaque jour à la marche du Vanuatu, qui participe au dialogue avec les autres nations francophones dont la France, à des relations fortes avec l’archipel frère de la Nouvelle-Calédonie.

Georges Calo va me manquer, va nous manquer. Nous nous rappellerons toujours de son sourire, de sa force, de sa chaleur.

Oui , Georges Calo était un big man, un grand homme…Aujourd’hui, nous tenons tout particulièrement à exprimer notre respect et notre amitié.

Georges Cumbo
Délégué général de l’Alliance française au Vanuatu


 












 

 
Louis Bertignac, concert exceptionnel à Port-Vila

Lundi 4 octobre, concert de Louis Bertignac

L’Alliance française, Unelco et TVL vous donnent rendez-vous le lundi 4 octobre à 19h00 sur le site de la scène Saralana pour un concert unique et gratuit donné par Louis Bertignac et ses musiciens.

C’est le concert rock à ne pas rater ! Louis Bertignac est en effet une figure rock incontournable. Il a créé en 1976 avec Jean-Louis Aubert le groupe Téléphone qui durant une décennie a été le groupe phare de la scène française. Après la séparation du groupe en 86, il a su mener une carrière riche et tout aussi intéressante.
Ces dernières années, sa collaboration artistique avec Carla Bruni a engendré 2 albums très populaires.

Bertignac est une véritable bête de scène. A Port-Vila, il jouera ses propres compositions, extraites de ses albums solo ou encore du répertoire du groupe Téléphone ainsi que des reprises de tubes internationaux.

Notez que Kalja Riddim Klan fera la première partie du concert et que sur le site du concert, face au Musée national, seront installés des stands de restauration et de boissons.

L’Alliance française remercie ses partenaires Unelco et TVL ainsi que Tusker pour son parrainage, Mainguy Consulting Engineer & Project Management, Caillard Kaddour, IPV, Intelligence, la Menuiserie David Giradeau, Palms Resort, la Bodega pour leur contribution, Buggy Fun Rental et au Péché Mignon pour leur participation.
Bertignac Vanuatu
 
Paroles d'Ambrym
  « Paroles d’Ambrym »
Du lundi 13 au vendredi 24 septembre
Espace Culturel Français


Vernissage le lundi 13 à 17h00
Danses d'Ambrym, kava et boissons rafraichissantes

Cette exposition est le fruit de la collaboration artistique entre deux amis artistes : Johanin Bangdor et Marc Faucompré.
Le premier est un sculpteur originaire d’Ambrym vivant à Port-Vila. Le second est originaire du nord de la France et vit à Nouméa depuis une quinzaine d’années. Il est peintre et photographe. Tous les deux se sont rencontrés à Port-Vila en 2005 par l’intermédiaire d’un ami commun François Wittersheim.
Entre 2006 et 2008, ils ont préparé ensemble l’exposition des sculptures de Johanin au Centre Culturel Tjibaou à Nouméa. Ces deux années de préparation ont permis à Marc de découvrir la culture d’Ambrym et de comprendre la démarche de Johanin.
Suite à cette exposition est venue l’idée de créer un livre sur les légendes d’Ambrym racontées par Johanin. Grâce au soutien de plusieurs amis, ils ont pu se lancer dans cette nouvelle aventure avec confiance.
En 2009, parallèlement au projet du livre, Marc a exposé ses peintures au Centre d’Art de Nouméa. Ce fut l’occasion pour lui de montrer le chemin parcouru avec Johanin.
Début 2010, le livre fût achevé et plusieurs centaines d’exemplaires furent distribués gratuitement dans les écoles d’Ambrym. A cette occasion, Marc a enregistré les réactions des gens d’Ambrym à propos du livre et de ce qu’il représente.
Au travers des sculptures, peintures, photographies et textes, cette exposition propose de découvrir Ambrym vu de l’intérieur par deux artistes d’origines différentes.
 
Velikri Balam, sur le chemin du Nasara Lovo

 

 

velikri balam





Du mardi 31 au samedi 11 septembre 2010, l'Espace Culturel Français accueille l'exposition Velikri Balam.

Velikri Balam désigne le chemin qui mène au Nasara du clan Lovo. Ce sont en effet des artistes de ce clan originaire de l'île d'Erromango qui présent leurs oeuvres.
Vous pourrez découvrir de nombreuses toiles ainsi que des tapas traditionnels et contemporains.

Parmi les nombreux artistes, du clan Lovo, Juliette Pita et Mozez Jobo sont les plus réputés.
Leur renommée a largement dépassé les frontières de l'archipel.

Vous trouverez ci-dessous leurs portraits (extrait de Rus blong tumoro, guide des artistes du Vanuatu). 

Le vernissage de l'exposition a lieu mardi 31 à 17h00, le pulic est invité à y participer.
 

Juliette Pita



L'artiste
Guidée vers le dessin par son professeur en classe de quatrième, Juliette Pita décide de poursuivre sa scolarité au Lycée d’Enseignement Professionnel de Port-Vila. Elle y affirme son goût pour le dessin et s’inspire d’Erromango, son île natale, pour se lancer dans la création contemporaine. Avec M. Bourdin, elle apprend la tapisserie et réalise ses premières œuvres en 1980, devenant la première artiste Ni-vanuatu à maîtriser cette technique. Elle collabore  ensuite avec l’association Nawita et expose avec divers artistes à partir de 94, notamment lors d’expositions en Australie, Nouvelle-Calédonie, Suisse, Angleterre et France. Elle a dernièrement participé à la manifestation des Jeudis du Vanuatu à Nouméa.
Née en 1964 sur l’île d’Erromango, Vanuautu
Peinture sur canevas, tapa et tapisserie

Sa vision de l'art vanuatais et mélanésien
« Le fait d’être une femme qui vit de son art au Vanuatu fait de moi une artiste à contre-courant car les gens ne pensaient pas que je puisse réussir en utilisant cette voie. Peu à peu, l’art contemporain qu’il soit pratiqué par un homme ou une femme s’est vu reconnaître sur mon île natale. Un lieu de vente et d’exposition permanent pour les artistes contemporains du Vanuatu permettrait de gagner en reconnaissance et d’aider les artistes à vivre de leur travail. Beaucoup de jeunes arrivent, ils poursuivront l’effort mis sur la revalorisation de la coutume. Il faudra cependant réfléchir à un cadre adapté au développement de l’art contemporain au Vanuatu, notamment en matière de copyright. »

Son inspiration
« Je souhaite transmettre avec mon art la forte influence d’une famille ancrée dans la création artistique et la coutume. Je crois à la coutume et je souhaite montrer par mes créations que la coutume est forte. Je fais notamment revivre la coutume à travers le tapa. C’est donc un croisement entre apprentissage de techniques modernes et inspirations traditionnelles.»

 










Portrait de Juliette Pita
Portrait de Mozez Jobo
Mozez Jobo

L'artiste
Il rejoint l'association Nawita en 1985 et participe avec Sero Kuautonga au programme d’échange entre les villes de
Port-Vila et Bâle en Suisse pendant trois mois. Il participe par la suite à de nombreuses expositions internationales,
notamment au centre Tjibaou en Nouvelle-Calédonie ou à l'occasion de la tournée de l’exposition « Awe artist
blong tedei » en Australie et en Nouvelle-Zélande. Il est également l’auteur de plusieurs expositions personnelles au sein de l’Espace Culturel Français de Port-Vila. La famille de Mozez est composée de nombreux artistes dont la plupart sont pour le moins reconnus au niveau national. La peinture lui est donc venue de manière naturelle. Il ne voit pas sa vie autrement que consacrée à l’art.
Né en 1967 sur l’île d’Erromango, Vanuatu
Tapa et sculpture

Sa vision de l'art vanuatais et mélanésien
Pour Mozez, le travail sur tapa a permis de faire revivre une partie oubliée de la coutume d’Erromango. L’art au Vanuatu est précieux par la fenêtre de dialogue et d’échange qu’il installe avec les ancêtres. Il est fier de représenter l’art d'Océanie et du Vanuatu.

Son inspiration
Dans son travail, Mozez utilise une symbolique apprise de ses ancêtres où chacun des éléments d’une œuvre artistique a une signification. Ces symboles sont parfois réinterprétés à l’aide des savoirs d’aujourd’hui. Tous parlent de la vie, du futur…

 

 

 

 
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