lézards

Impressions...

Les Enfants Migrateurs en tournée sur Efaté
Du 20 au 30 décembre 2009, les Enfants Migrateurs, Eric Dudognon et Sylvain Lorgnier, présentaient leur spectacle de contes, Les Deux Lézards, dans les villages et quartiers autour de Port-Vila. Au rendez-vous : poésie, rire et imaginaire débridé…

L'un des deux Lézards, Sylvain Lorgnier, nous laisse ses impressions...



Impressions de tournée...

Quand on a la chance d’y être déjà allé, l’arrivée, le Recoming, se fait quelques jours avant de toucher cette terre, ces visages. Le rythme n’est déjà plus le même, les priorités non plus et pour une fois la valise se prépare avec délicatesse…
Aéroport de Port-Vila : notes de musique qui résonnent déjà comme des petites madeleines proustiennes enrobées de sourires, parfumées de kava. Que vouloir de plus ?
J’avoue qu’un Georges Cumbo nous accueillant en string band et en robe mission ultra colorée comblerait mon esprit taquin.
Pour le reste, sa présence suffit à chaque fois pour nous assurer des rencontres et des échanges riches de simplicité ;-)
Grande première pour nous. Nous sommes restés exclusivement sur Efaté. Enfin le temps de mieux la sentir… pas de bol : l’air se sature des gaz d’échappements. Les bus comme une armée de termites qui changerait la terre en gaz polluant. Le Mirage, toujours ce foutu Mirage dangereux, on le prend tous, et tous on se loupe…
Heureusement que l’âme se pollue moins vite que l’air. Le marché éclatant de gestes et de sourires nous fait pousser des nez de clown. Et durant une heure, comme des gosses dans une cour de récré, on joue avec les gens. On partage un présent un peu exubérant. Exubérant comme l’est cette nature qui ceinture de près ce petit centre tout excité avec l’arrivée du 25 décembre. Le soir avant le kava, on raconte des histoires chez les gens. La première a été un festival de Franglais à Sulfur Bay Komuniti qui nous a valu de beaux éclats de rire. Apaisés 60mn plus tard par un kava mâché qui au goût et à l’effet nous aurait donné envie de centrer notre tournée dans ce lieu magique. Lieu qui avait été comme téléporté de Tanna à ce petit quartier sub-urbain. Heureusement que notre Men In Black préféré, nous a flashés en nous parlant des jours suivants. Nous sommes donc partis pour 10 jours d’aventure, mais nous n’avons rien oublié. Peut-être que si, je me souviens plus de ce que j’ai mangé mercredi ? Ennio, Christelle you’ve a idéa (wizzzz Laksente, of course !)

Pas oublié :
La petite famille du libraire qui nous a si bien accueillis.
Pas oublié
Le plaisir du propriétaire du kava au 2nd lagon d’accueillir un spectacle chez lui, la beauté des enfants.
Pas oublié
L’accueil d’Eric et d’Odile dans leur Maison-Banian : 2 Architectes Peter Pan et Tao des cités d’or. Toute création est un engagement de cœur et de corps. Ce rêve qu’ils nous montrent en est une belle illustration. Et quel pied, pour nous, de raconter là ! Ce soir là, la sève à bien circulé entre le lieu, le public et nous. D’autres histoires se sont racontées aussi…
Pas oublié
La toute récente maison de la musique. Elle est bien sur la colline comme le voudrait Maxime L. mais elle n’est pas bleue…
Pas oublié
Marcel et Alice qui nous ont comblés de gentillesse, d’attentions et de professionnalisme. Il est vrai qu’au pays des radio-cocotiers, l’info peut parfois recevoir de la friture. Ici à Fresh Wata les éclats de rires étaient partout. Bondissant d’enfants en adolescents touchant les parents et cassant parfois les dents à des grands parents. Ne pas oublier les notes échangées au coin d’une luciole géante avec « la bande ». Pensée particulière à un ex-masseur à la voie de velours. Ex masseur peut être, mais frère en devenir, sans aucun doute ;-)
Pas oublié
De parfois se taire et de ne pas tout raconter
Pas oublié
Aujourd’hui il faut rentrer
Pas oublié
Un petit crochet, mon capitaine, y a des Omaïs a ramener ; une autre madeleine proustienne, c’est pour les parents de ma chérie. Ils ont quitté Port-Vila, il y a quelques années. Il ont toujours un goût d'Omaï au fond du palais.

En réalité quand on en revient on le quitte pas tout à fait. Y a toujours quelque chose qui reste accroché.

Pas oublié
Créer pour être encore au plus près…

Lukim you

Sylvain L
Eric D.

enfants sulfur bay komuniti

 

 

 

 

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