Projection de "Edouard, mon pote de droite - Episode 2 -Primaire"
de Laurent CIBIEN. 2018 - 90’.
Suivie d'un échange avec le réalisateur, Laurent Cibien.
Résumé:


Fraichement élu maire du Havre (épisode 1), Edouard Philippe devient le porte-parole de son « patron » en politique depuis 2004, Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite. Pour Edouard, encore peu connu du grand public, l’enjeu est de taille : c’est l’opportunité, peut-être, de devenir membre du futur gouvernement… Pas à Matignon, tout de même, mais dans un beau ministère…

Deux amis
"Laurent Cibien filme les pas d’un homme pressé. Le motif revient à intervalles réguliers dans le film : plongée sur ses pieds, Edouard Philippe marche vite – et il faut suivre le mouvement.

50 jours de tournage, entre 2014 et 2017, et une relation qu’il ne faut jamais perdre de vue : ce sont deux amis qui se font face par le truchement de la caméra, même si les deux hommes ne partent pas en vacances ensemble : « Ce n’est pas un pote au sens strict, disons que nous sommes ‘potes avec caméra’, on ne se voit jamais sans. ». Deux hommes qui finalement se mettent en scène l’un l’autre ; le cinéaste et le politique, un deal et un duel. « C’est un pote et je l’aime bien pour plein d’aspects, mais je ne suis pas d’accord avec lui politiquement. »

Laurent Cibien est le copain, le confident, celui à qui on se livre sans trop de calculs ; pas l’invité ou l’accepté, mais celui qui rentre par la fenêtre quand la porte est close, et personne n’y trouve rien à redire. Comme dans le premier épisode, le cinéaste laisse toutefois Edouard Philippe énoncer le pacte filmique lors d’une réunion autour d’Alain Juppé : « Laurent Cibien est présent ici, c’est un affreux gauchiste, mais c’est aussi un ami. Ça fait dix ans qu’il tourne un documentaire sur moi en espérant qu’un jour que je devienne quelque chose. (…) Et si je lui demande de ne pas filmer, il ne filme pas si ça gêne quelqu’un ». C’est la seule concession faite par le cinéaste, entièrement libre de monter ensuite le film qu’il désire. Et en dépit des apparences ici sauves, contrairement au premier épisode, c’est désormais Laurent Cibien qui mène clairement la danse."

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